CHAPITRE 2
faire de la QUALITÉ DE VIE un atout du Grand Clermont

1    Faits et chiffres

 

Des atouts :

ð                       Ampleur et proximité d’espaces de haute valeur environnementale.

ð                       Peu de nuisances et de pollution.

ð                       Un bassin de vie riche de la diversité et de l’identité des territoires.

ð                       Une extrême facilité de déplacement individuel à l’intérieur du bassin de vie.

ð                       Une agglomération épargnée par les phénomènes de relégation / ségrégation.

ð                       Une gamme riche et diversifiée de services urbains supérieurs de qualité.

Des faiblesses :

ð                       Un manque de soutien à l’offre de services culturels et sportifs.

ð                       Un manque d’anticipation au sujet du renouvellement urbain des quartiers à risque.

ð                       Un déséquilibre entre espaces résidentiels et zones d’emploi.

 

Ampleur et proximité d’espaces de haute valeur environnementale.

-      Les grands espaces naturels qui entourent le bassin de vie (la chaîne des puys ; les espaces boisés de la bordure de faille qui bordent à l’ouest les agglomérations de Clermont et de Riom ; la montagne de la Serre et les puys du sud de l’agglomération ; le Val d’Allier) constituent un écrin de proximité de qualité remarquable qui distingue le Grand Clermont de bon nombre d’agglomérations.

-      L’existence d’espaces naturels au cœur de l’agglomération (le puy Béchet à l’ouest de Riom ; les plateaux de Lachaux et de Champ-Griaud entre Riom et Châteaugay ; les côtes de Clermont au nord de l’agglomération ; les puys de Montaudoux, de Boucherade et de Montrognon, essentiellement sur la commune de Ceyrat ; le plateau de Gergovie et le puy d’Aubière au sud de l’agglomération ; les puys d’Anzelle et de Banne entre Cournon et Lempdes) constitue une chance insuffisamment valorisée pour renforcer les liens entre la ville et la nature et pour développer des activités qui répondent à la demande sociale.

 

 

Peu de nuisances et de pollution.

-      La faiblesse des nuisances (bruit), l’absence de problèmes majeurs de pollution de l’air) et l’exceptionnelle qualité de l’eau constituent d’indéniables points forts.

 

 


 

Un bassin de vie riche de la diversité et de l’identité des territoires.

-      La diversité des territoires et la coexistence de la ville avec des espaces à dominante rurale situés à proximité immédiate d’un pôle urbain qui offre une grande diversité de services peuvent constituer des atouts d’autant plus appréciables que seront organisées les solidarités à l’échelle du bassin de vie.

 

 

Une extrême facilité de déplacement individuel à l’intérieur du bassin de vie.

-      Le bassin de mobilité pertinent pour aborder les questions de déplacement tous modes est très proche de la fenêtre d’études du Grand Clermont. En effet, seulement moins de 10% des actifs occupant un emploi dans une commune du Grand Clermont habitent en dehors du territoire d’études.

-      Le SMTC a procédé à une analyse du territoire pertinent pour les déplacements en transports collectifs de l’agglomération clermontoise qui prend en compte, d’une part, les déplacements domicile travail, d’autre part, les déplacements des scolaires. En retenant un seuil de 400 migrations pendulaires (actifs et scolaires) par commune, cela fait ressortir un territoire des déplacements plus réduit que la fenêtre d’étude mais plus large que le périmètre des transports urbains (PTU) actuel. Le territoire des déplacements de l’agglomération clermontoise qui se dessine irait de Châtel Guyon au nord à Vic-le-Comte au sud et d’Orcines et Saint-Genès Champanelle à l’ouest à Vertaizon à l’est.

-      Le bassin de mobilité se caractérise par des temps de déplacements courts en véhicule particulier, même aux heures de pointe. Des temps de déplacements courts et la faiblesse des encombrements constituent des atouts en terme de qualité de vie et de liberté de choix des habitants du Grand Clermont.

-      Cette situation assez favorable ne doit pas conduire à occulter les objectifs de la loi SRU et de la loi sur l’air et l’utilisation rationnelle de l’énergie. La maîtrise des déplacements automobiles et le développement du champ de pertinence des transports périurbains (voire interurbains vers Vichy, Issoire, Thiers et Billom et Lezoux) exigeront d’autant plus une stratégie globale et cohérente des pouvoirs publics que les déplacements automobiles ne sont pas encore contraints par des problèmes de congestion.

-      L’axe ferré nord sud et les gares de Riom, Clermont centre, Part Dieu, Cournon – Le Cendre, Vic-le-Comte constituent des éléments structurants pour une politique intermodale des déplacements.

-      La réalisation prochaine de la ligne 1 du tramway rend indispensable une réflexion de fond, d’une part, sur le redéploiement des moyens de T2C et, d’autre part, sur l’organisation des rabattements.

 

 

 

 

 


 

 

Une agglomération épargnée par les phénomènes de relégation / ségrégation.

-      La répartition des bénéficiaires du RMI pour 1000 habitants, à fin 1999, fait apparaître à la fois une situation globale relativement favorable au regard de la situation d’autres agglomérations et aires urbaines (où des taux moyen de 25 à 30 pour mille ne sont pas rares) et une répartition fortement inégalitaire.

·        Avec une moyenne de 14,9 bénéficiaires du RMI pour 1000 habitants, le territoire du Grand Clermont se retrouve nettement plus favorisé que d'autres agglomérations. A titre d'exemple, les taux pour la Communauté Urbaine de Lille, l'unité urbaine de Saint Etienne et la Communauté Urbaine de Dunkerque sont respectivement de 24,4, 23,0 et 20,4 pour 1000. S'agissant des unités urbaines de Lyon et Grenoble, les taux sont de 19,1 pour 1000.

·        La géographie du RMI sur le territoire fait apparaître treize communes au-dessus de cette moyenne. S'agissant des pôles urbains, Clermont-Ferrand, Royat, Gerzat et Riom sont concernés (les données disponibles ne permettent pas en l'état de caractériser les situations par quartier). S'agissant des communes périurbaines ou rurales, Combronde, Artonne et Aigueperse au nord, Dallet, Vertaison, Chas et Billom à l'est, Tallende, La Sauvetat et Neschers au sud, sont les communes les plus touchées.

-      Il conviendra d’approfondir le diagnostic en produisant d’autres indicateurs pour mieux caractériser la réalité sociale et urbaine du territoire :

·        les demandeurs d’emploi fin de mois sur la population active à la commune et au quartier pour Clermont par rapport à la moyenne du territoire de référence ;

·        les demandeurs d’emploi depuis plus d’un an sur la population active à la commune et au quartier pour Clermont par rapport à la moyenne du territoire de référence ;

·        les bénéficiaires de minimas sociaux pour 1 000 habitants à la commune et au quartier pour Clermont par rapport à la moyenne du territoire de référence ;

·        les ménages avec des revenus inférieurs à 60 % du plafond HLM sur les ménages à la commune et au quartier pour Clermont par rapport à la moyenne du territoire de référence ;

·        la répartition des différents types de produit habitat sur les communes du territoire.

 

 

 


 

Une gamme riche et diversifiée de services urbains supérieurs de qualité.

-      Le fait d’être une capitale régionale qui rayonne sur un vaste territoire, dépassant le territoire régional, dote l’agglomération clermontoise de services « rares » à la population plus généreusement dimensionnés que dans d’autres agglomérations de taille comparable. Cela constitue un avantage comparatif, à faire mieux connaître, en termes de qualité de services à la population et de qualité de vie.

-      En particulier, les fonctions commerciales sont très largement dimensionnées tant en termes de nombre et de diversité des enseignes présentes dans le bassin de vie, que de surface commerciale totale, que de densité du commerce spécialisé, que de densité du commerce haut de gamme (voir page ci-contre).

-      Certains acteurs s’inquiètent même d’un risque de surdimensionnement de l’équipement commercial qui viendrait en concurrence avec d’autres secteurs économiques dans la consommation des espaces économiques les mieux situés et les mieux desservis (voir chapitre 3).

 

 

Un manque de soutien à l’offre de services culturels et sportifs.

-      Force est de constater que le volet culture du contrat de plan Etat Région est peu disert sur cet aspect déterminant pour le devenir du Grand Clermont. Les priorités proposées sont concentrées sur la mise en valeur du patrimoine roman exceptionnel. Il conviendra d’examiner, lors de l’évaluation à mi-parcours et du recalage du contrat Etat Région et à la lumière des éléments à contractualiser dans le volet territorial, comment les actions proposées par le projet du Grand Clermont trouveront leur place à l’instar de ce qui se fait dans d’autres métropoles régionales.

 

 

 

 


Enseignements issus de la démarche
"Expérimentation des Schémas de Développement Commercial"

La démarche "Expérimentation des Schémas de Développement Commercial" réalisée en 1998 a permis l’analyse de l’appareil commercial de 19 agglomérations françaises. Comparativement aux autres agglomérations françaises, notamment les agglomérations ayant un poids de population voisin comme Nancy, Rennes ou Grenoble, la métropole clermontoise est mieux pourvue en nombre de pôles commerciaux et en surfaces commerciales de plus de 300 m2 et cela dans toutes les familles de produits.

-      Dans le cadre de la méthodologie, une liste de 627 enseignes nationales a été élaborée à partir de l’observation des enseignes présentes dans les 19 agglomérations de l'expérimentation. L'analyse comparative de la présence d'enseignes montre que Clermont-Ferrand est très bien dotée (40% des enseignes sont présentes) puisqu'elle devance des agglomérations comparables en population. Elle se positionne particulièrement bien dans les domaines de la "culture, loisirs" et "hygiène, santé, beauté", secteurs qui sont actuellement très dynamiques et porteurs. En matière d'enseignes haut-de-gamme et de luxe, l'analyse à l'échelle des 19 agglomérations montre que Clermont-Ferrand est dans une situation plutôt meilleure que celle des villes d'importance comparable. En revanche, l’analyse de la localisation des enseignes ambivalentes montre que le poids du centre ville clermontois est moins fort que celui de Rennes, Brest, le Havre par exemple.

-      L'Auvergne compte 556 129 ménages dont les dépenses commercialisables s'élèvent à 48,3 milliards de francs (86 906 francs par ménage et par an). La dépense commercialisable par ménage et par an est supérieure en Auvergne, par rapport à la France, dans les domaines "alimentaire", "équipement du foyer", "culture, loisirs, divers" et "services". Les ménages du Puy-de-Dôme représentent une dépense commercialisable de 22,3 milliards de francs.

-      Au 1er janvier 2000, les 29 communes de la métropole clermontoise accueillaient 2 446 commerces (50 % du département) représentant 453 758 m² de surfaces de vente et 12 552 emplois. Ces chiffres ont diminué légèrement depuis 1999 (-7%). Les 302 commerces de plus de 300 m² recensés sur la métropole représentent 435 724 m². Les dix pôles commerciaux principaux concentrent 80% des commerces et 78% de la surface de vente de la métropole. La métropole concentre 70 % du chiffre d'affaires départemental.

-      Le développement du commerce périphérique est très important puisque la métropole compte huit pôles périphériques tous dotés d'un hypermarché.

-      Les deux pôles du sud de la métropole, La Pardieu et Cap Sud, accueillent la pression commerciale et viennent, désormais, concurrencer le centre-ville de Clermont-Ferrand sur des produits qui lui étaient jusqu'à présent dévolus : produits de culture et de loisirs, l'équipement du foyer et l'hygiène/santé/beauté. Ils proposent une offre complète en terme de produits avec des enseignes attractives. Ils constituent des pôles de niveau départemental sur l’ensemble de l’offre et même régional pour la Pardieu dans les domaines non alimentaires.

-      Les pôles de Riom Sud, Espace Mozac et de Clermont Nord sont très axés sur l'hypermarché et l'offre est peu diversifiée.

-      Les récentes CDEC montrent que le pôle Le Pontel fait l'objet d'un nouvelle dynamique tendant vers une diversification de l’offre.

-      Le centre-ville de Clermont-Ferrand demeure le pôle le plus important en matière de chiffre d'affaires. Il a, de plus, une véritable attractivité régionale. Le centre-ville de Clermont-Ferrand trouve une spécificité dans le commerce haut de gamme qui est florissant et qui constitue probablement la vocation à favoriser. De plus, le centre-ville doit conforter son offre dans le domaine des aménités. En matière de confort urbain et de mixité des fonctions, les indices du centre-ville de Clermont-Ferrand ne sont pas satisfaisants.

-      Même s'il est difficile de comparer le centre-ville de Riom aux autres pôles, compte-tenu de la différence d'échelle, l'analyse des données et des tendances d'évolution montre que ce pôle est en réelle difficulté. Il va bénéficier d'une procédure FISAC dont l'ambition est de l'aider à effectuer sa mutation.

 

 

 

Un manque d’anticipation au sujet du renouvellement urbain des quartiers à risque.

-      Un contrat de ville qui manque de souffle, à la fois en termes de pilotage des actions et de mobilisation des politiques de droit commun.

-      Un manque d’anticipation sur la problématique du renouvellement urbain des quartiers où existent des risques de perte d’attractivité voire de relégation.

 

 

Un déséquilibre entre espaces résidentiels et zones d’emploi.

-      En 1999, hormis Clermont-Ferrand et Aubière, les pôles d’emploi (un emploi ou plus est offert sur la commune pour un actif occupé résident dans la commune) du bassin de vie sont tous situés au nord du périmètre d’études. Un important rééquilibrage de l’emploi dans les communes fortement peuplées du sud et de l’est du bassin de vie est souhaitable.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


2 Points à approfondir

 

 

 

ð                       Connaissance des coûts fonciers et immobiliers.

ð                       Interpellation de la politique de la ville.

ð                       Connaissance des déplacements à l’échelle du bassin de mobilité.

 

 

Connaissance des coûts fonciers et immobiliers.

-      Manque de précision sur l’ensemble des segments du parc de logements à l’intérieur du bassin de vie et pour chaque secteur spécifique.

-      Il semble que le coût pour se loger dans le bassin de vie du Grand Clermont soit plutôt attractif par rapport à d’autres agglomérations.

Mais les informations ne sont pas encore suffisamment fiabilisées et étayées notamment en ce qui concerne le coût du locatif privé de moyenne et haute gammes et le prix des logements privés en accession (neuf individuel et ancien collectif et individuel).

-      Il semble fondamental de mettre en place un véritable suivi de l’évolution du foncier et de l’immobilier (accession et locatif) à l’échelle du territoire du Grand Clermont. L’observatoire partenarial de l’habitat, en cours de constitution, devrait permettre de remplir cette mission.

 

L’objectif est de disposer, dès fin 2002, d’une connaissance objective de la situation qui soit accessible à toutes les collectivités publiques qui exercent des compétences dans le domaine des politiques de l’habitat :

·        prix au m² des lots à bâtir (400 à 500 m² et 800 à 1 200 m²) dans les nouveaux lotissements,

·        prix de mutation pour des terrains à bâtir au m² par produit et par segment,

·        taux de mutation (par rapport au parc existant) et prix de mutation au m² pour des logements collectifs (40 à 50 m², 70 à 80 m², 100 m² à 120 m²),

·        taux de mutation (par rapport au parc existant) et prix de mutation au m² pour des maisons individuelles (400 à 500 m² de terrain et 800 à 1 200 m² de terrain),

·        évolution des loyers au m² pour les logements collectifs privés (40 à 50 m², 70 à 80 m², 100 m² à 120 m²).

Compte tenu, d’une part, des premières analyses réalisées dans le cadre des études préparatoires aux PLH de Clermont Communauté et de Riom Communauté et, d’autre part, des analyses détaillées sur les migrations résidentielles à l’échelle de l’aire urbaine et de l’agglomération, il semble vraiment décisif que le système d’observation soit mis en place sur l’ensemble du périmètre d’étude.

 

-      Un objectif opérationnel pour le projet du Grand Clermont serait de contractualiser (y compris dans sa dimension financière à travers le volet contractualisation ultérieure) un dispositif permanent d’observation et d’évaluation.

-      Les acteurs publics disposeraient ainsi d’un outil précieux d’éclairage des politiques publiques et d’une base de comparaison avec d’autres agglomérations à un coût bien moindre que celui des études au coup par coup qu’il faut lancer.

 

 

Interpellation de la politique de la ville.

-      Les objectifs de cohésion urbaine et sociale et plus largement de développement équilibré du territoire, ne peuvent pas être absents du projet du « Grand Clermont ». Les agglomérations clermontoise et riomoise bénéficient d’une situation plutôt favorable et disposent du temps nécessaire pour prévenir plutôt que guérir.

-      Dans le cadre du projet du « Grand Clermont » et en respectant les principes de subsidiarité et de proximité, il nous paraît déterminant de renforcer le pilotage des politiques de solidarité urbaine et sociale :

·        œuvrer à une réelle prise de compétence et à un pilotage d’agglomération des politiques urbaines et du contrat de ville (échelle des intercommunalités de Clermont Communauté et Riom Communauté) ;

·        mettre en place un dispositif d’observation dynamique de l’évolution de la situation sociale et urbaine (échelle du « Grand Clermont ») et définir de façon partenariale les indicateurs pertinents pour caractériser les disparités entre territoires ;

·        analyser le rôle (positif et négatif) des politiques publiques et des grands services publics dans l’évolution de la ségrégation spatiale (éducation, prévention, politiques sociales et travail social, dispositifs d’accès à l’emploi, politiques en faveur de la jeunesse, sécurité, désenclavement des quartiers défavorisés par les transports collectifs, gestion urbaine de proximité, renouvellement urbain des quartiers HLM, territorialisation du plan pour le logement des plus démunis, etc.).

-      L’analyse rigoureuse et partenariale du croisement entre la réalité sociale et urbaine des territoires et la contribution des grands services publics et urbains à la cohésion territoriale permettra de fixer des objectifs précis à la politique de la ville et aux politiques de droit commun, en imputant les responsabilités de l’action publique aux institutions qui en maîtrisent les principaux leviers :

·        pour la révision du contrat de ville à mi-parcours,

·        pour la territorialisation des politiques départementales (démarche largement engagée dans les services du Département),

·        pour un enrichissement de la contractualisation (lien entre le volet territorial du contrat de plan et le contrat de ville),

·        pour de réels engagements sur les politiques de droit commun et sur l’organisation des services publics sur le territoire du « Grand Clermont ».

-      La poursuite de la démarche de projet du « Grand Clermont » pourra ainsi être le creuset pour renforcer le pilotage de la politique de la ville (Etat, Clermont Communauté, Riom Communauté et Département).

-      En tout état de cause, il apparaît clairement que la démarche d’élaboration du projet du « Grand Clermont » a vocation à interpeller fortement la politique de la ville (qui devra de toute façon évoluer fortement d’ici 2003) et à identifier les sujets concrets de coopération entre les collectivités publiques en matière de politiques sociales, médico-sociales, éducatives, d’insertion professionnelle, d’habitat et de prévention.

 

 

Connaissance des déplacements à l’échelle du bassin de mobilité.

-      Besoin d’un véritable observatoire des déplacements à l’échelle du bassin de mobilité.

-      A l’occasion de la préparation de ce document de questionnement stratégique, les partenaires ont rappelé le besoin d’une véritable observation sur les questions de mobilité en liaison, d’une part, avec les évolutions des comportements et des pratiques des ménages (loisirs, pratiques commerciales, etc.) et de la démographie et, d’autre part, avec les politiques d’aménagement, d’urbanisme, d’habitat et d’offre territoriale pour le développement économique.

-      Un objectif opérationnel pour le projet du Grand Clermont serait de contractualiser (y compris dans sa dimension financière à travers le volet contractualisation ultérieure) un dispositif permanent d’observation et d’évaluation.


 

3 Enjeux et défis

 

 

ð                       Services culturels et sportifs <=> Soutenir et structurer les initiatives.

ð                       Gestion des espaces naturels <=> Structurer les atouts naturels / renforcer les liens entre l’urbain et le rural.

ð                       Gestion des transports et déplacements :

- Organiser les schémas de voirie.

- Organiser les transports publics à l’échelle du bassin de mobilité.

- Prendre en compte des objectifs d’équité.

- Anticiper et réfléchir avant de figer les pôles d’échanges intermodaux.

ð                       Emploi/habitat <=> Favoriser un meilleur équilibre.

ð                       Politique de la ville <=> Organiser les solidarités urbaines et sociales.

ð                       Inventer de nouvelles solidarités entre les structures intercommunales.

 

 

Services culturels et sportifs <=> Soutenir et structurer les initiatives.

-      Une offre culturelle et sportive de qualité et diversifiée est à la fois un élément important de la qualité de vie (pour les urbains mais aussi pour tous les habitants du Grand Clermont) et un facteur déterminant pour l’image, le rayonnement et donc pour l’attractivité du territoire.

-      L’agglomération clermontoise fait preuve d’un dynamisme culturel et sportif qu’il faudrait appuyer, mieux valoriser et faire connaître.

 

 

Gestion des espaces naturels <=> Structurer les atouts naturels / renforcer les liens entre l’urbain et le rural.

-      La réflexion sur les espaces naturels est encore très centrée sur les objectifs de préservation avec peu de réflexion sur les possibilités de mise en valeur et de mise en réseau pour développer des activités de loisir et répondre à la demande sociale.

-      Le patrimoine environnemental constitue une richesse à protéger (planification dans le cadre du futur SCOT, charte d’aménagement qui permette d’éviter le mitage des espaces et des paysages, label de qualité pour les zones économiques qui prenne en compte les objectifs d’insertion, etc.).

-      Au delà, une réflexion très pragmatique, associant toutes les collectivités publiques du Grand Clermont, sur la mise en valeur des espaces naturels semble nécessaire :

·        le renforcement des coopérations, y compris financières, pour aménager et gérer des espaces de loisirs de proximité (cf. carte au § 1 de ce chapitre, page 26),

·        la mise en réseau des sites de loisir et d’intérêt touristique,

·        le développement des activités pour les scolaires et les jeunes de l’agglomération (idée de contrats d’aménagement et de gestion pour ne pas limiter l’action publique à l’aménagement de zones de loisir et de parcs urbains).

-      La solidarité entre l’urbain et le rural trouverait là un sujet concret d’application.

 

 

Gestion des transports et déplacements <=> Organiser les schémas de voirie.

-      La nécessité de caler les grandes hypothèses structurantes des schémas de voirie de façon concomitante à l’avancement du projet de territoire.

-      Il semble urgent de faire le point sur l’avancement du dossier de voirie d’agglomération (DVA) de façon à connaître les principales alternatives structurantes à prendre en compte.

-      Au delà de la prise en compte de cette dimension importante dans le projet du Grand Clermont, il est indispensable de stabiliser les principales hypothèses, d’une part, dans un souci de bonne cohérence avec le PDU et, d’autre part, dans la perspective de l’établissement du plan d’aménagement et de développement durable du futur SCOT.

 

 

Gestion des transports et déplacements <=> Organiser les transports publics à l’échelle du bassin de mobilité.

-      La démarche d’élaboration du projet du Grand Clermont doit favoriser la coopération entre les collectivités publiques sur un bassin beaucoup plus large que le périmètre des transports urbains. Cet espace de coopération est à trouver entre le bassin de mobilité qui correspond peu ou prou à la fenêtre d’études et le territoire pertinent pour les déplacements en transports collectifs de l’agglomération clermontoise.

-      La coopération vise à la fois une meilleure coopération entre les institutions (autorités organisatrices et autres collectivités locales) ; une meilleure complémentarité entre TER, transports interurbains routiers, transports urbains ; une organisation rationnelle des pôles d’échanges intermodaux ; une coopération entre opérateurs exploitants les services de transport, les parcs de stationnement et les parkings, etc.

-      Dans le cadre de la mise en œuvre du PDU, les principaux concepts ont été définis et de nombreuses études sont lancées par le SMTC ; le projet du Grand Clermont n’a pas vocation à revenir sur ce socle important ; en revanche, il semble fort utile que l’atelier d’acteurs «qualité de vie et excellence territoriale »  et la commission thématique « bassin de mobilité et organisation des transports collectifs à la bonne échelle » soient des lieux de concertation et d’approfondissement pour examiner trois sujets :

·        la localisation et les fonctionnalités des pôles d’échanges intermodaux ainsi que l’organisation des transports périurbains et interurbains qui seront rabattus sur ces pôles (afin d’obtenir un alignement stratégique entre les acteurs sur ce point clé qui pourrait, en cas de blocage, obérer l’ensemble de l’action à conduire en faveur de l’intermodalité et de l’extension du périmètre de coopération) ;

·        les interfaces entre l’aménagement et les déplacements (politique de densification de habitat autour des pôles urbains bien desservis par les TC et autour des pôles d’échanges, politiques de stationnement dans l’espace intra-urbain, infrastructures de transport et projets urbains, équipement commercial et déplacements tous modes, etc.) ;

·        les impacts d’un éventuel élargissement du périmètre de collecte du VT sur les entreprises et, plus généralement, les équilibres financiers à long terme pour financer les transports collectifs urbains (usagers, entreprises, collectivités publiques) compte tenu, d’une part de l’impact différé de la réalisation du tramway et, d’autre part, des nombreux projets affichés : les nouvelles lignes de bus plus performantes nécessitant un investissement sur voirie, les pôles d’échanges intermodaux, la deuxième ligne de tramway, l’extension de l’offre périurbaine, les nouveaux services à l’usager, etc.

 


 

Gestion des transports et déplacements <=> Prendre en compte des objectifs d’équité.

-      Des objectifs d’équité dans la définition du service et dans le contrôle de la performance des services offerts par les transports collectifs urbains.

-      La question de la réorganisation des lignes de bus au moment de la mise en service de la première ligne de tramway constitue un enjeu majeur, à la fois pour garantir une utilisation optimale du tramway (fréquentation, service global rendu à l’usager), pour redéployer les moyens en faveur des secteurs actuellement les moins bien desservis et pour favoriser l’accessibilité aux principaux pôles de services et d’emplois.

-      L’analyse des temps de déplacements par les TC (y compris dans une approche intermodale) a mis en évidence la très forte disparité du niveau de service offert sur l’agglomération (voir tableau ci-contre).

 

 

Gestion des transports et déplacements <=> Anticiper et réfléchir avant de figer les pôles d’échanges intermodaux.

-      Eclairer fortement les questions d’organisation des transports périurbains (flux, demande sociale) et des transports scolaires avant de figer la localisation et les fonctionnalités des principaux pôles d’échanges intermodaux.

-      Dans le cadre de la mise en œuvre du PDU et, plus globalement, de l’organisation des déplacements à l’échelle du bassin de mobilité, une réflexion est engagée sur les pôles d’échanges intermodaux (PEI).

-      La problématique distingue clairement deux niveaux d’organisation de l’intermodalité :

·        L’organisation de l’intermodalité à l’échelle du Grand Clermont (bassin de mobilité pertinent).

·        L’organisation des pôles d’échanges intermodaux à vocation intra-urbaine.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’organisation de l’intermodalité à l’échelle du Grand Clermont (bassin de mobilité pertinent) :

-      La connexion du réseau interurbain SNCF avec les réseaux de transports urbains (bus urbains) et les lignes de cars interurbains à la gare centrale de Clermont-Ferrand qui pose trois grands types de questions :

·        celle des fonctionnalités des échanges entre les cars interurbains et les transports urbains (quels flux à terme ? quel rôle de ce PEI par rapport aux autres pôles d’échange bus / car : notamment gares de La Pardieu et des Gravanches et pôles d’échange Les Pistes et Margeride ? et donc quel dimensionnement de la gare routière ?) ; ces questions supposent, à tout le moins, une investigation conduite de façon partenariale sur la réorganisation des transports collectifs routiers interurbains notamment les besoins des scolaires ;

·        celle des fonctionnalités des échanges entre le fer interurbain et les transports collectifs urbains (la conception des échanges fer / TCU à la gare centrale est-elle la même à court terme avec le réseau des bus urbains et Léo et à long terme avec un TCSP lourd ? en fonction de la réponse à cette question faut-il envisager un phasage de l’aménagement du PEI cohérent avec le phasage de la ligne 2 du tramway ?) ;

·        celle de la conception du projet urbain associé au PEI et, accessoirement, celle du financement du PEI, la question étant rendue plus complexe du fait que le projet et son calendrier de réalisation impactent directement le projet de réalisation d’un grand équipement sur le site de l’actuelle gare routière (quelle part de fonctionnalités transport et quelle part de fonctionnalités projet urbain dans la conception du pôle d’échange de la gare ? quelles clés de financement entre les partenaires ?).

-      La connexion des réseaux interurbains aux réseaux de transports urbains dans d’autres points du Grand Clermont aux gares de Riom, Vic-le-Comte et Le Cendre ; toutes ces gares doivent jouer un rôle de rabattement efficace des véhicules particuliers et des lignes de cars interurbains sur le réseau ferré d’agglomération mais la connexion avec les transports urbains pose deux grands types de questions :

·        concernant les gares de Riom et Vic-le-Comte : quel partenariat faut-il mettre en œuvre pour développer le rôle de connexion au réseau de bus urbain ? extension du périmètre des transports urbains et donc de collecte du VT ? transformation du syndicat mixte en syndicat mixte SRU avec ou sans modulation du VT ? simple partenariat conventionnel ? développement d’une offre de transports urbains à partir de ces pôles d’échange ?

·        concernant la gare de Cournon – Le Cendre cela pose la question de la qualité de service de la ligne de bus vers « l’espace ligne 1 tramway » (aménagement routier et/ou site propre sur certains segments, matériel, fréquences, etc.).

-      La connexion du réseau interurbain SNCF (mais aussi des cars interurbains) avec la ligne 1 du tramway (gares de La Pardieu et des Gravanches) et la connexion des lignes de cars interurbains avec les transports urbains qui pose à nouveau la question de l’organisation des transports périurbains et des transports routiers interurbains.

 

 

 

 

L’organisation des pôles d’échanges intermodaux à vocation intra-urbaine :

-      Les huit pôles d’échanges intermodaux à vocation intra-urbaine (voir carte ci contre) ne peuvent pas être conçus indépendamment :

·        de l’organisation des rabattements d’échelle Grand Clermont (les trois gares situées dans l’espace intra-urbain, Les Pistes, Margeride, parc relais de la Plaine),

·        de la politique de redéploiement des bus urbains à l’ouverture de la ligne de tramway,

·        de la politique de stationnement dans l’espace intra-urbain,

·        de l’offre de service intégrée (notamment tarification multi-opérateurs et stationnement pour les PEI doté de parkings : parc relais ou parkings de dissuasion).

 

 

 

 

 

 


 

Emploi/habitat <=> Favoriser un meilleur équilibre.

-      Favoriser un meilleur équilibre emploi/habitat.

L’offre territoriale pour l’implantation d’activités devra prendre en compte cet objectif de rééquilibrage en faveur des communes résidentielles du sud et de l’est du bassin de vie.

Inversement, le développement de l’habitat au nord de l’agglomération clermontoise pourrait contribuer à une pus grande mixité fonctionnelle.

-      Veiller aux équilibres dans l’évolution de l’emploi à l’intérieur du bassin de vie.

L’évolution constatée depuis 1990 va dans le sens d’un certain rééquilibrage emploi/habitat :

·        une croissance forte à l’est : Riom, Ménétrol, Gerzat, Aulnat, Pont-du-Château, Lempdes, Cournon, Aubière, La Roche Blanche, Le Cendre, Billom,

·        une croissance au sud ouest : Beaumont, Ceyrat, Romagnat, Saint-Genès Champanelle,

·        une baisse sur Clermont-Ferrand et dans le secteur ouest et nord ouest : Chamalières, Cébazat, Orcines mais aussi Volvic, Châtelguyon, Mozac.

-      Veiller aux équilibres dans l’évolution de la base économique dans le bassin de vie.

En 2000, les communes où la base de TP par habitant est supérieure à la moyenne de la fenêtre d’étude sont situées au nord (hormis Vic-le-Comte et Parent).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Politique de la ville <=> Organiser les solidarités urbaines et sociales.

-      Eviter une « sur spécialisation » des différents secteurs en terme de produit habitat. Cela suppose d’assurer une bonne coordination des politiques de l’habitat à l’échelle du bassin de vie.

L’acuité des migrations résidentielles dans l’aire urbaine et leur forte spécialisation par classes d’âge confirment que c’est à échelle du bassin de vie que l’action publique pourra être efficace pour renforcer l’attractivité résidentielle.

-      Pallier, par l’action publique, les phénomènes de spécialisation du peuplement des différents espaces qui constituent le « Grand Clermont » et faire en sorte, d’une part, que la concentration des dysfonctionnements sociaux et urbains ne soit pas plus forte que la concentration des ménages pauvres ou en situation précaire et, d’autre part, que les moyens du service public ne soient pas proportionnellement moins importants dans les quartiers ou les territoires qui concentrent à la fois des difficultés sociales et des déficits d’attractivité résidentielle. Cette orientation stratégique pourra être déclinée en objectifs opérationnels dès l’approfondissement de l’angle mort concernant la politique de la ville et le renouvellement urbain (voir page 36).

 

 

Inventer de nouvelles solidarités entre les structures intercommunales.

-      à travers une mutualisation des moyens et des actions sur des projets d’intérêt métropolitain ;

-      à travers une bonne régulation des projets des intercommunales pour éviter la concurrence stérile, pour renforcer l’efficacité de l’offre territoriale et pour éviter de faire monter les enchères.

1    Commissions Thématiques et Ateliers d’Acteurs

Les paragraphes qui précèdent sont une préfiguration de tout ou partie du cahier des charges des Commissions Thématiques (CT) et Ateliers d’Acteurs (AA) suivants :

-      CT Fonctionnement des marchés de l’habitat, attractivité résidentielle et action publique.

-      CT Bassin de mobilité et organisation des TC à la bonne échelle.

-      CT Cohésion sociale et développement équilibré du territoire.

-      CT Rayonnement et développement du Grand Clermont.

-      AA Qualité de vie et excellence territoriale.

-      AA Vocation, identité et image du Grand Clermont.